Lundi 22 octobre 2007

 

Il y a quelques années, un élève vient en pleurnichant vers moi:

"Florilège, Florilège (mais en vrai je m'appelle pas Florilège, hein, lecteur, t'as compris ça quand même? (^_^)) y a machine chose et ben, d'abord, elle m'a mis du sable dans la culotte!!!"

"Ho ben en effet c'est pas très malin ça, il faut l'enlever" (Notez le grand professionalisme dans la réponse. Le sang froid devant une telle situation d'urgence. Oui oui c'est un métier. (^_^))

Sur ce, le gamin (4 ans) commence à se déshabiller au beau milieu de la cour pour enlever le sable.

"Ah non tu ne te déshabilles pas au milieu de la cour. Tu te rhabilles et tu vas enlever le sable dans les toilettes. On ne se met pas les fesses à l'air dans la cour!"

Le gamin s'exécute et un autre plus petit (3 ans) s'approche de moi et me dit:

"Ben oui on ne se met pas les fesses à l'air dans la cour! Parce qu'il y a du vent là. Peut être qu'elles peuvent s'envoler!!!"

Voilà c'était la petite blagounette du jour...

 

par Florilège publié dans : coups de gueule
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Jeudi 2 août 2007

Dîner de cons

 

 

Article dédié à tous ces CONS de cadres (oh la la sont cons les cadres), tous ces CONS de commerçants (ceux-là aussi sont très très cons), à tous ces CONS de restaurateurs, à tous ces CONS d’étudiants, à tous ces CONS de médecins, tous les CONS d’assureurs, tous les CONS d’agriculteurs, tous ces CONS d’éboueurs aussi, tous les CONS de dentistes, tous les CONS de PDG, tous les CONS d’ouvriers, à tous les CONS d’écrivains, tous les CONS de coiffeurs ainsi que tous les CONS d’ingénieurs…, et j’en oublie, la liste est longue. Ne vous vexez pas, c’est dit en toute amitié et avec le sourire. Comment cela ce n’est pas amusant? Ah mince, je croyais pourtant… C’est bizarre que vous ne trouviez pas ça drôle, pourtant pendant le dîner, Bertrand a dit « ces cons d’enseignants » et tout le monde a acquiescé en riant… Quoi ? Maintenant, c’est en effet drôle et vous adhérez aussi ? Ah d’accord, mince, moi qui voulais faire mon petit effet, je me suis trompée de profession ! Quelle conne cette Florilège, on voit bien que c’est une enseignante !!! Elle n’avait même pas compris qu’il n’y avait que les cons d’enseignants qui étaient risibles.

 

 

Bon on se la refait alors : « A tous ces cons d’enseignants » AH ah ah ah, je vois des rires hilares parmi mes lecteurs. Pas de rires de sitcoms préenregistrés, non, des rires francs et massifs. Ca fait plaisir. Moi aussi j’ai bien ri.

 

Le ton est donné, mes petits cocos. Aujourd’hui le rire est jaune, pas un beau jaune ocre ou doré. Non, non, non un « jaunasse », délavé et terne. Parce qu’il y a des jours (tous les jours) où ça me fatigue d’être insultée, même indirectement. Parce que je n’ai sûrement pas assez été habituée par le passé à être insultée par le premier venu, sans raison valable. Pourtant j’ai des TRES BONNES raisons d’être insultée, je le cherche un peu voyez-vous. Grosse (baaah sont sales les gros), blonde (et cruche en plus), ajoutez à cela enseignante maintenant. Cumul de handicaps. Y en a qui sont destinés à la dolce vita, inutile de vous dire que je suis plutôt destinée aux insultes. Limite étonnée qu’on ne m’ait pas encore craché dessus. Mais je ne désespère pas, ça viendra peut être.

 

 

 

Je ne vais pas vous faire tout un speech sur les brimades faites aux enseignants parce que j’ai bien conscience qu’il y a des choses bien plus graves qui se passent dans ce monde, c’est juste que la banalisation des « ces cons d’enseignants » commencent à m’épuiser. Alors que je n’ai qu’un an de métier ! Parce que visiblement beaucoup de personnes semblent sourdes au « tu sais, j’ai bien peur qu’il n’y ait pas moins de cons dans ta profession, il suffit seulement d’être assez intelligent(e) pour t’en rendre compte et pour passer outre les généralités. Les enseignants ne sont pas tous des cons tout simplement parce qu’ils ne sont pas seulement un métier mais des personnes avec des critères multiples d’expérience, de conception de la vie, de personnalité… Tu ne peux donc pas dire les enseignants (ou n’importe quel métier) sont tous des… parce que le fait d’être enseignant ne donne pas d’universalité à quoi que ce soit, parce que justement ils ne sont pas tous quelque chose mais tous différents. » puisque seulement 5 minutes après les insultes généralisées recommencent.

 

 

Juste parce que c’est le genre de réflexions qui font partie d’un dénigrement général du métier (je ne suis en aucun cas fataliste ou souffrant d’un délire de persécution, je suis seulement souvent insultée depuis que je suis instite, par des membres plus ou moins proches de ma famille, des connaissances, des voisins…) qui m’ont fait à un moment hésiter. J’ai réellement réfléchi à ma possibilité ou non de supporter les réflexions permanentes avant de passer le concours. Le fait d’être dénigrée ou non ne devrait pas être un critère de choix de la future profession. Ce serait le cas s’il y avait un minimum de respect d’autrui.

 

 

Parce que cela incite les gens à réagir par castres : en gros, les enseignants restent avec les enseignants ce qui leur évitera d’être confrontés aux discours méprisants des autres. Je pense qu’on pourrait espérer un peu plus de mélanges.

 

 

Parce que je trouve ce manque de respect de l’autre inadmissible, dénotant un manque cruel de conversation, d’intelligence, probablement aussi une certaine suffisance et une volonté de briller par le dénigrement d’autrui. Cela fait sûrement recette dans certains milieux, dieu me garde bien à l’avenir de les fréquenter.

 

 

Parce que je trouve aussi dommage d’en arriver à devoir passer soi-même aux insultes non justifiées accompagnées d’un sourire provocateur pour pouvoir être entendue avec un « bien moins que ces cons de médecins/ouvriers/libraires…» (selon qui on a face à soi) qui va plus facilement faire taire le détracteur. Les personnes qui insultent n’aiment pas forcément être insultées. Les personnes qui font des généralités n’apprécient pas toutes les généralités.

 

 

Parce que ces insultes ne sont en général pas suivies d’un semblant d’argument (cela dit existe-t-il de bons arguments qui permettent d’insulter quelqu’un de par sa profession?) et dit sans me regarder dans les yeux. Il faut du courage pour insulter les gens en les regardant dans les yeux. C’est plus facile avec un regard fuyant, on a plus de chance que la réplique passe à la trappe et de pouvoir faire son petit effet sans risquer d’être dérouté par un(e) enseignant(e) belliqueux/se. Je n’aime pas plus les gens lâches que ceux qui font des généralités.

 

 

 

PS1 : Pour vos dîners mondains, soyez original, n’insultez plus les enseignants, c’est tellement banal et galvaudé, insultez des professions plus rares, cela vous conférera un sentiment d’exclusivité et vos amis en seront épatés ! Préférez par exemple au très usité « ces cons d’enseignants sont tous des fainéants » un beaucoup plus recherché « les bergers péruviens sont réellement des marginaux d’un manque de socialisation effarant », ce qui montrera, de surcroît, votre côté baroudeur et à l’écoute de la nature qui n’échappera sans doute pas à la gente féminine.

 

PS2 : (non pas la playstation, ah ah ah, elle est vraiment conne cette enseignante, non ?) Il me semble que tout le monde serait (où s’ils ne le sont pas, ils le devraient) choqué si l’on parlait de ces cons d’homosexuels ou ces cons d’étrangers. Pourquoi trouver normal que l’on insulte les enseignants ? N’est-ce pas une sorte de discrimination et un manque de respect inacceptable ? La question véritable étant « Les enseignants sont-ils des êtres humains ayant droit de ne pas être insultés en permanence ? », aux dires de certains, je me pose la question…

 

PS3 : Chers enseignants, c’est votre quart d’heure de gloire, profitez-en, ça ne va sûrement pas vous arriver souvent : chers enseignants, je vous trouve fabuleux (TOUS, gloire aux généralités), beaux, gentils, forts, grands, magnifiques, courageux, intelligents… BIP, partie de l’article censurée par un trop plein de bons sentiments et un discours trop à contre courant.

 

 

Mais tout ceci n’est pas si grave, en fait,

 

- parce qu’à l’avenir je fuirai les personnes qui ne parlent que par généralités, ils ne m’ont de toute façon rien apporté, et malheureusement je crois que mon discours n’a pas été entendu non plus…

- parce qu’en allumant l’ordinateur pleine de colère et de rage pour écrire cet article, je suis tombée sur ma photo de classe du carnaval, avec toutes ces petites bouilles déguisées qui sourient et me glissent des « je t’aime maîtresse » à longueur de journée. Excusez-moi, mes chéris, tellement emplie de l’ambiance de ce dîner de cons, je vous en avais oubliés. Je continuerai, envers et contre tous (Florilège et l’art du mélodrame (^_^)), pour vous. Insultes ou pas, je ne regrette rien. Vraiment rien. Je suis même assez fière de moi, et surtout de vous.
par Florilège publié dans : coups de gueule
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Dimanche 25 mars 2007

 

Parce que des fois, ça me manque, quand même…

 

 Attention contrairement à ce qui est indiqué dans le titre, ceci n’est pas une blague mais un communiqué TRES SERIEUX ! (pfffffffffff sûre qu’ils me croient même pas) des institutrices yconnaises, sous la direction de son aimable présidente, Florilège, institutrice trouperduyconnaise s’il en est...

 

 

Chers parents, ou futurs parents, 

 

            Suite à de nombreuses plaintes émanant de toutes les enseignantes de l’Yonne, la décision suivante a été prise par décret préfectoral du 25 mars 2007,

 

article 1 : il sera désormais interdit, sous peine pénale (+ dédommagement conséquent à l’enseignante de l’enfant), d’appeler son enfant Brandon, Ken, Pamela, Bryan,… ou tout autre prénom ridicule issu des feux de l’amour, Alerte à Malibu ou autres séries américaines écervelées.

 Nous vous conseillons d’ailleurs, si vous souhaitez que votre enfant soit scolarisé dans de bonnes conditions et afin de réduire les quotas de dépression des enseignants (et par là même de réduire le déficit de la sécu et le coût des nourrices…), de consulter la liste officielle des prénoms autorisés par l’éducation nationale et de répondre à ce petit test

 « Suis-je l’ami des enseignants ? » :

 

 

 

Ken            bien                oh la la PAS BIEN

Maxime      bien                 pas bien

Brandon      bien                 pas bien (DU TOUT ! ALORS LA VRAIMENT PAS)

Julien          bien                 pas bien

Barbie         bien                 pas bien (Oserais-tu vraiment lui infliger ça ? Qu’est-ce

                                                         qu’elle t’a fait cette pauvre enfant ? Tu la

                                                         désirais pas ? Tu veux te venger de quelque

                                                         chose ? Je sais pas moi, c’est un être humain

                                                         après tout alors aie pitié !!!)

Pierre-Paul-Jacques-Henri-Jean-Lucas 2ème du nom

                    bien                pas bien  (Et dis t’as pas dans l’idée qu’y a des instites

                                                          qui sont censées leur apprendre à écrire leur

                                                          prénom ? Oserais-tu vraiment leur infliger

                                                          ça ? Qu’est-ce qu’elles t’ont fait ?

                                                           Tu veux te venger de quelque chose ?

                                                           Je sais pas moi,les instites sont des êtres

                                                           humains après tout alors aie pitié !!!)

 

 

Attention, à chaque mauvaise réponse, une petite décharge électrique vous est envoyée pour un bon conditionnement en vue d’éradiquer complètement les prénoms indésirables dans les années à venir.

 

 

PS : Cliquez-ici et faîtes un don à l’amicale des institutrices qui ont un Brandon.

 

 

 

 

 

(Hé ben non justement, SNIF, c'est pas un comme ça que j'ai moi, SNIF,c'est celui-là moi de Brandon que je voulais, SNIF, dis Brandon, c'est pas mon prénom préféré, mais pour toi, rien que pour toi, je veux bien faire une exception, dis Brandon, tu veux bien que je sois ta maîtresse?)

par Florilège publié dans : divagations d'une cinglée
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Dimanche 17 décembre 2006

 

 

 

Wohhhhh !!! Tu me cherches toi?! Viens !!! Viens !!! T'es un grand black baraqué d'accord mais j'ai pas peur tu sais (j'ai fait 3 pompes hier) alors sois pas lâche, viens te battre !

 

Pis c'est quoi ce nom d'abord « Kamini » là ? Florilège, c'est mystérieux, ça sonne, ça résonne, ça met une pointe de poésie dans ce monde de brut. Alors que Kamini ça veut dire quoi ? Ca fait penser à bikini (obsédé va !), brocolis, salsifis (beurk !). Non, vraiment y a pas à dire Florilège, c'est 'achement mieux, hein ? Hein, que c'est vrai ? Hein ? Snif ! Vous allez pas me laisser tomber pour lui, hein ? Re snif ! Il m'a déjà volé MA gloire et MA fortune donc ne le laissez pas me voler mes lecteurs ! Snif !

 

En même temps, je savais bien qu'avec tous mes milliards de milliards de lecteurs et d'admirateurs ça allait forcément arriver un jour. Et puis je n'ai à m'en prendre qu'à moi, j'ai bien pensé à breveter la cagoule cache-blondeur mais pas le concept « je vis dans un trouperdu et j'en fais la pub». Et ben voilà, tant pis pour moi, fallait y penser avant. Maintenant l'élève a dépassé le maître.

 

Alors Kamini, petit message personnel, avant je t'aimais bien, t'étais un de mes lecteurs et admirateurs préférés. Au fil des articles, une complicité, que dis-je une osmose, une symbiose, un rapport fusionnel s'était crée du fait de la ressemblance de nos villages respectifs, de notre vision du monde identique.

(La vision de derrière une vache, tu sais, là, devant le pré, voilà celle là:

 

 

 

 

 

 

, et puis celle-là:

 

 

 

 

Ah ce qu'on avait pu rigoler avec Bernard quand on était monté sur son tracteur? Tu te rappelles ? Ce qu'on était heureux en ce temps là, quand on regardait notre album photos « les trouperdus du monde entier ». Des vaches, de la paille, des Marcels. Le bonheur, la vie.

 

Et puis quand on avait tous les deux pleuré, tu te souviens, quand Pinpom le dindon était ... Snif ! était ... snif ! ? MORT? bouououououhhhh (Excusez-moi, l'émotion me gagne.)

 

Et puis toi mon semblable, mon ami, mon frère, regarde ce que tu m'as fait !

 

(Comment ça j'exagère ? Oui « frère », je maintiens. On n'était pas frères de sang mais frère et soeur de bouse (pfffffffff n'importe quoi). Tu te rappelles quand on avait 6 ans, (Mais non !!! Chuuuuut !!! Pas quand on allait jouer au docteur derrière les bottes de pailles, l'autre truc!) et qu'on avait pris le sécateur de René pour se taillader la main et se mettre le crottin dessus, « frère et soeur de bouse » qu'on s'était dit, « on s'aimera toujours et toujours on vivra dans un trouperdu, jamais on ira dans un village de plus de 500 habitants, jamais !!! ».

 

 

 

Moi j'y ai cru. Snif. J'ai tenu ma promesse. Snif. C'est même pas vrai que la vérité sort de la bouche des enfants. Snif. Je t'ai vu sur le plateau de télé l'autre fois. Snif. A ce que je sache, il n'y a pas encore de plateau télé à Marly-Gomont. Snif. T'es monté à Paris, nie pas, je t'ai vu. Snif. Le vice incarné, la capitale, des millions d'habitants. Snif.

TU M'AS MENTIE, TRAHIE. Snif. Honte à toi, Kamini !

 

 

 

PS : et puis l'autre avec son « Fous ta cagoule !!! », encore un de mes concepts lâchement exploité sans mon accord. Avec, ajouté à cela, Micheline que l'on a lâchement déracinée de Trouperdu pour aller l'exhiber dans la capitale cet été

 

 

 

C'est sûr, là ils ont décidé de m'achever!

par Florilège publié dans : coups de gueule
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Dimanche 12 novembre 2006

Parce que j'arrive pas à bosser... alors faut bien que je m'occupe...

Ttention that is not a come back, juste un truc que j'avais commencé à écrire à l'époque où j'étais drôle...

Papa c’est quoi cette bouteille de lait ?         Papa c’est quoi cette bouteille de lait ? Papa      c’est      quoi     cette    bouteille    de     laiaiaiaiaiait !       Papa,           alleeeeeeeez             dis-moi,       c’est       quoi cette       fichue      bouteille     de        lait ?

 

Papa pourquoi je suis blonde ?

Mais bien sûr ma fille, alors tu vois, c’est la bouteille de lait lactel, il y a plein de calcium et d’énergie pour les petites florilèges comme toi… Ca va t’aider à grandir… à devenir une adulte équilibrée… (« woh comment ça « ben c’est loupé ? » non mais je rêve ils interviennent même dans mes pubs ces lecteurs pour se ficher de moi) Voilà allez va jouer maintenant… et arrêtes de te poser plein de questions comme ça c’est pas bon pour ta couleur de cheveux.

par Florilège publié dans : divagations d'une cinglée
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